BONJOUR ,
nos plongeurs nous envoient ENCORE des photos de notre faune sous-marine …..De quoi se régaler:
Voici une méduse qui, pour une fois, n’est pas à craindre par l’homme et que nous vous avons déjà présentée . Elle ,assez connue dans nos eaux ; il s’agit de l’ Œuf au plat.
Elle n’est pas à redouter au contraire c’est un vrai spectacle !!!!! .
Si vous avez la chance de la croiser avec masque , attardez vous …
Une méduse qui ne ressemble à aucune autre
La méduse « Oeuf au plat », Cotylorhiza tuberculata, mesure environ 30 cm de diamètre. Elle se rencontre , en général au début de l’automne, près des côtes, juste sous la surface de la mer.
Cette méduse doit son nom à sa forme très particulière en forme de disque blanc en périphérie, jaunâtre et bombé au centre. Ce disque contient dans sa partie centrale, des algues microscopiques appelées zooxanthelles avec lesquelles la méduse vit en symbiose.
Sous cette ombrelle en forme d’œuf au plat se trouvent les bras de la méduse qui se terminent par des tentacules courts portant à leurs extrémités des boules blanches ou bleues qui servent à la méduse à capturer le plancton dont elle se nourrit.
photo bernard PMCC prise tout près de l’ilot Capense
il y a une dizaine de jours
Un véritable hôtel flottant
La méduse « Œuf au plat » sert d’abri à de nombreux juvéniles de poissons comme les chinchards ou les sérioles. Ces poissons ne se font pas piquer par cette méduse qui est peu urticante, et par chance , pas du tout pas pour les humains
Ils vivent ainsi entre les bras de la méduse, observant les prédateurs qui s’approchent tout en étant protégés de leurs attaques. Lorsqu’on a la chance de croiser une méduse « Œuf au plat » entourée de sa myriade de petits compagnons à nageoire, le spectacle est magnifique à observer !


Une vie en symbiose avec des algues microscopiques
La méduse « Œuf au plat » héberge donc dans son ombrelle des zooxanthelles. Il s’agit d’algues microscopiques que l’on trouve également dans les coraux qui construisent les récifs coralliens.
Ces algues vont être protégées dans les tissus de la méduse qui les expose à la lumière du soleil. Elles profitent également du CO2 et des déchets produits par la méduse pour réaliser de la photosynthèse et ainsi, en créant de la matière organique, elles contribuent à l’alimentation de la méduse.

A bientôt
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